Vers un élevage moderne de la chèvre et du porc

Dans le cadre du projet Promotion de la Participation des Femmes au Développement par l’Alphabetisation Fonctionnelle, Création et Développement des Activités Génératices de Revenu, financé par la Conférence Episcopale Italienne, mise en œuvre par le Centre d’Enseignement et d’Innovation Rurale (CEIR) de Rumonge, une formation des formateurs leaders des groupements a été organisée en dates du 20 au 22 mars 2018 dans les communes Nyanza-Lac, Mabanda et Kibago. Cette formation avait un double objectif : Promouvoir les techniques de l’élevage moderne du petit bétail notamment l’alimentation équilibrée, la santé et la stabulation permanente ; et Promouvoir la chaine de solidarité au sein des membres des différents groupements féminins, futures bénéficiaires du petit bétail.

L’idée motrice de cette formation était que les bénéficiaires reçoivent des connaissances en matière de la conduite de l’élevage du petit bétail (chèvres et porcs), plus précisément sur le mode d’alimentation, les maladies couramment rencontrées, le mode de gardiennage adéquat qui est la stabulation permanente et le développement d’une chaine de solidarité communautaire au sein de membres  des groupements.

Dans un entretien mené avec les bénéficiaires de ce projet au terme de la formation, elles affirment avoir gagné beaucoup de connaissances, surtout en ce qui est de l’élevage en stabulation permanente qui est on ne peut plus bénéfique pour elles et leurs familles. Grace à cette pratique, elles disent qu’elles pourront gagner plus de fumure organique. Elles ajoutent que désormais, elles sont capables de suivre de près la santé de leur bétail, et savoir quand il est en sailli et lui chercher un partenaire de leur choix pour accroitre la productivité.

L’encadreur de ces groupements, quant à lui, se félicite de l’engouement que ces femmes ont manifesté envers cette formation et se dit confiant des résultats positifs qui en découleront. C’est le même avis que l’une des formatrices qui met l’emphase sur l’amélioration des conditions d’élevage allant à la semi modernité et même à la modernité.

En général, les femmes bénéficiaires de ce projet sont satisfaites des acquis de ce projet, dont les formations eues dans l’alphabétisation fonctionnelle, les activités des associations qu’elles ont elles-mêmes constituées et surtout la solidarité qui s’y vit. Elles se disent très reconnaissantes envers COPED et le Conseil Episcopal Italienne qui ont songé à elles et les ont tirées de leur état social précaire. Elles demandent cependant que COPED les accompagnent toujours dans leurs associations pour mieux arriver aux résultats escomptés.

Signalons que ce projet s’exécute dans les provinces Rumonge et Makamba, depuis 2017. Il a débuté par une formation en alphabétisation fonctionnelle qui a été sanctionnée par l’octroi des certificats de formation. L’étape qui suit est celle des activités concrètes. Pour les associations de la Province Rumonge, l’apiculture est leur activité principale, tandis que pour celles de Makamba, l’élevage de petit bétail vient en avant. Celles de Rumonge sont déjà à l’œuvre, au moment où celles de Makamba sont bloquées par la peste qui a attaqué les chèvres dans certaines provinces du Burundi et les activités d’endiguer cette épidémie. C’est au moment où la chèvre était le bétail préféré par ces associations de Makamba pour élevage. Toutefois, elles se sont convenues avec le Chef de projet qu’une fois le problème perdure, elles vont choisir le mouton ou le porc pour élevage. Le projet se clôture normalement avec fin décembre 2018.

Diomède Mujojoma

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