COSA : Connaitre son cahier de charge pour mieux servir

Dans le cadre du projet COSA « Ivuriro ritunganije », un atelier de renforcement de capacités a été organisé à l’endroit des membres des Comités de Santé (COSA), des Groupements d’Agents de Santé Communautaire (GASC) et des titulaires des Centres de Santé (CDS), en vue de leur rappeler chacun son cahier de charge dans son action et ainsi mieux servir la population sans que l’un s’interfère dans les missions de l’autre mais qu’ils se complètent. L’atelier s’est déroulé concomitamment dans deux centres, à Bugarama et Bukeye, du 6 au 10 aout 2019.

Dans son introduction de l’activité, Monsieur Gilbert Nkurunziza, formateur et agent du COPED, a donné une lumière sur la rencontre de ces trois catégories dans cet atelier. Il a souligné que le but ultime de cet atelier est d’aider chacune des trois catégories à savoir, ou du moins, à se rappeler son cahier de charge (les activités des COSA et celles des GASC surtout), pour promouvoir une gestion saine du CDS, au profit de la population. Il a expliqué que dans la plupart des cas, les COSA risquent de se confondre aux GASC ou tout simplement voudraient remplir les missions des GASC ou vice versa. Cet atelier voulait donc aider à trouver remède à ce problème.

Les activités se sont d’abord déroulés en groupes les membres du COSA inventoriant les responsabilités des GASC et les membres des GASC inventoriant les responsabilités des COSA. Au moment où les GASC s’occupent des activités de sensibilisation de la population sur la santé, entrant même dans la technique, comme apporter des soins pour certaines maladies comme le paludisme et autres, les COSA sont considérés membres du conseil d’administration du CDS. Ils collaborent étroitement avec les titulaires dans la planification et la mise en œuvre des Plans d’Action Annuel (PAA) du CDS. Ils sont donc invités à suivre de près la vie du CDS, s’impliquer profondément dans la gestion du CDS à travers le Comité de Gestion (COGES) qui est lui-même issu du COSA, sans attendre que les responsables du CDS les appellent. Les présidents des COSA sont appelés à être des éveilleurs du reste des membres des COSA. Les titulaires des CDS ont été interpelés à collaborer pleinement dans l’action des COSA pour la bonne marche du CDS.

Pour plus d’efficacité, les COSA doivent participer activement dans l’élaboration du PAA du CDS, dans les réunions ordinaires du CDS, comme les réunions mensuelles et tenir des réunions collinaires. Toutefois, les COSA des CDS privés se lamentent beaucoup du non implication effective dans la gestion des CDS. Ils soulignent être là comme des figurants seulement sans action concrète.

Au terme de l’atelier, les participants des trois catégories confondues se disent très satisfaits des apports de cette rencontre, espérant que de fruits palpables vont en découler. Les COSA et les GASC, chacun dans son action, espèrent désormais conjuguer leurs efforts pour la promotion d’une santé populaire saine et une bonne action des CDS. Monsieur Bernard Nyagashayu, formateur du COPED au sein du projet COSA « Ivuriro ritunganije » qui a travaillé sur le centre de Bugarama, se dit très heureux du résultat de cet atelier, faisant référence à l’attention et l’engouement qui a caractérisé les participants à cet atelier, se disant aussi très confiant des résultats qui en découleront. Soulignons que ce genre d’ateliers rassemblant ces trois catégories est introduit très récemment après avoir constaté une sorte d’ingérence ou d’envi des actions des uns et des autres, voulant donc remédier à ce problème. Rappelons aussi que ce projet est exécuté dans trois provinces pilotes dont Muramvya, Rumonge et Cibitoke.

Diomède Mujojoma