Une séance de sensibilisation sur la protection contre exploitation et les abus sexuels (PEAS) a été organisée par le COPED à l’endroit des nouveaux staffs. Elle a été animée par Dr Akimana Audace, assisté par Mr. Mujojoma Diomède, chargé de la communication et des relations publiques, tous deux, points focaux PEAS au COPED. Cette activité a eu lieu le 14 juillet 2025 dans la salle de téléconférence du COPED à Bujumbura et a rassemblé les nouveaux employés ainsi que les stagiaires de l’organisation dans le but de les aider à reconnaître, prévenir et dénoncer les abus sexuels.
Après une brève présentation, Dr Akimana a pris la parole pour expliquer les différentes formes d’inconduite sexuelle, en clarifiant les concepts clés :
- L’exploitation sexuelle: le fait de tirer avantage de la vulnérabilité d’une personne pour obtenir des faveurs sexuelles en échange de biens, d’argent, de services ou d’un emploi.
- Les abus sexuels : tout acte sexuel imposé à une personne sans son consentement, par la force, la menace ou la manipulation.
- Le harcèlement sexuel : tout comportement, propos ou geste à connotation sexuelle non désiré, créant un environnement hostile, intimidant ou humiliant entre collègues.
Il a ensuite détaillé les six principes fondamentaux issus du bulletin du Secrétaire général des Nations Unies sur la PEAS, qui servent de référence aux organisations :
1. Tolérance zéro envers l’exploitation et les abus sexuels ;
2. Interdiction d’actes sexuels avec des enfants (moins de 18 ans) ;
3. Interdiction d’échanger des biens, services ou faveurs contre des actes sexuels ;
4. Interdiction des relations sexuelles entre le personnel et les bénéficiaires ;
5. Obligation de signaler tout cas d’exploitation ou d’abus sexuels ;
6. Obligation pour les agences de prévenir et de répondre activement à ces violations.
Lors de cette session, une question soulevée était de savoir si les fiançailles entre les employés de COPED ou les employés et les bénéficiaires sont autorisées. La réponse a été catégoriquement non car ce type de relation est interdit. Dr Akimana Audace a précisé que, même si la relation semble objective, le déséquilibre de pouvoir entre le personnel et les bénéficiaires crée une situation d’inégalité qui rend ce lien inacceptable.
La séance s’est conclue par un appel fort à la vigilance, à la responsabilité et à la transmission du message. Les intervenants ont encouragé tous les participants à devenir des relais de prévention dans leurs communautés et à promouvoir une culture de sensibilisation et de signalement, dans un esprit de respect, de protection et de justice pour les bénéficiaires.
Ascension Girukwishaka,
Stagiaire